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16.01.22 – L’Expérience/France Culture

L’irrésistible attrait de l’Art

Une Expérience signée Stéphane Lambert, réalisée par Marie-Laure Ciboulet

« L’art fut pour moi l’apprentissage de notre communauté dans la solitude. À force de rôder devant les œuvres, et d’éparpiller mes sensations, la nécessité de comprendre l’origine de mon attrait s’imposa. Vaste et étrange projet dont le point de départ se résumait en une assertion : quelle que soit son époque, l’art me rendait heureux. Il sortait ce qui était source de tourment de son isolement pour en faire un vibrant trait d’union. Ce qui peinait n’était plus une douleur tapie dans l’ombre, mais une œuvre rayonnante exposée devant mes yeux. J’ai toujours pressenti que l’art, s’il fallait lui trouver une fonction, consistait à faire de ce qui était censé nous abattre la matière première d’un grand réjouissement. » Stéphane Lambert, Visions de Goya

A vingt ans, lorsqu’il découvrit l’œuvre d’Alberto Giacometti lors d’un voyage à Venise, l’écrivain Stéphane Lambert était un jeune homme désorienté. Il traînait un mal de vivre et un manque de confiance qui voilaient son avenir. La question de la fin l’obsédait et compromettait ses choix. Mais tout à coup l’éblouissement de cette rencontre éclaira l’impasse dans laquelle il croyait se trouver. L’art révéla l’existence d’un autre ciel qui rendait la réalité plus vaste et plus désirable. Cet heureux séisme qui ouvrit dans sa vie de nouveaux possibles allait orienter son parcours. Par l’écriture de livres sur des artistes, il explorerait ce qui se jouait d’essentiel dans l’acte de création et comprendrait combien celle-ci nous reliait intimement à l’autre.

Ce qui est bouleversant dans une œuvre d’art, c’est qu’elle réconcilie avec le mystère d’être là, elle touche la couche la plus sensible de soi, elle déborde notre individualité, elle met en commun la part secrète de notre humanité, elle donne une direction à nos vies. C’est ce lien fécond qui se noue dans le rapport à la création que l’écrivain a voulu découvrir en donnant la parole à des enfants, des adolescents, des étudiants, des artistes, des visiteurs de musée, des spécialistes, pour qu’ils racontent la place de l’art dans leur vie. A travers cette diversité d’expériences, l’on mesure le rôle fondamental que cet attrait, si durement éprouvé par la crise que nous traversons, joue dans l’éveil de nos regards et l’accomplissement de nos chemins. 

Avec :

Les enfants de la classe de CM2 de M. Hervé Bidault à l’école de Huisseau-sur-Cosson
Jean-Yves Badaire (artiste)
Paul Gonzalez, Lina Benzerti, Antoine Desliens, Régis Moussa, Noah Perrot-Bikie bi Mbida, Mathilde Cazes (étudiants à l’école des Beaux-Arts de Paris)
Christian Alandete (directeur artistique de la Fondation Giacometti)
Liliane, visiteuse de l’Institut Giacometti
Léna et Juliette (lycéennes)
Olivier Schefer (professeur d’esthétique à Paris 1)

Et des archives sonores d’Alberto Giacometti et de Charles Juliet

Remerciements à :

Anne-Marie Pereira à la Fondation Giacometti
Alain Berland et Philippe Pucylo à l’école des Beaux-Arts de Paris
Céline Dauvergne et Isabelle Deborne au musée du Louvre
Yannick Mercoyrol et Mathilde Zambeaux au Domaine national de Chambord
Carole Bedos et Philippe Segers, parents de Léna, et le bar Les Rouquins

Lectures : Olivier Martinaud
Prise de son : Stéphane Foulon, Christophe Papon, Jean-Louis Deloncle
Mixage : Jean-Louis Deloncle

Les textes de Stéphane Lambert lus par Olivier Martinaud sont extraits de Visions de Goya et Avant Godot (éditions Arléa) et d’un manuscrit inédit sur Alberto Giacometti.

Avec des musiques de : Scarlatti, Nick Ingman, Rone, Faithless, The Clash, La Yegros, Metropolis, Charles Aznavour, Debussy, Zelenka.

Coordination : Aurélie Charon & Inès Dupeyron

Diffusion dimanche 16/01/22 à 22h.

06.01.22 – Visions de Goya – parution en poche

Les peintures noires. Nous y voilà. En tremblant.
Qu’est-ce que le noir ? Une couleur qui a sombré dans les ténèbres ou un fond remonté à la lumière ? La teinte de l’univers ? Un voile atténuant la violence d’une scène ? Ou le contenu opaque de la matière ? Si nous avions oublié que la nuit nous était aussi familière que le jour, Goya nous le rappelle sans ménagement.

Goya (1746-1828) a tout traversé, les humiliations et les honneurs, les assauts de la maladie, la guerre et les remous de l’Histoire, transformant les coups de l’adversité en occasions de révolutionner l’art. Méditant sur le cycle des peintures noires, Stéphane Lambert voyage à travers une œuvre de génie, professant la vitalité inébranlable de la création face à la menace du chaos.

Prix André Malraux 2019

Arléa-Poche n°269 
144 pages – 10 € 
Dimensions : 11 x 18 cm 
ISBN : 9782363082862

06.01.22 – L’Apocalypse heureuse – nouveau livre

Les grands bouleversements s’opèrent dans la légèreté. Comment oserions-nous sinon les affronter ?

Seule l’écriture parvient à dire le chaos d’une enfance. Stéphane Lambert a dix ans lorsqu’un ami de la famille abuse de lui. Tout vole alors en éclats.
Au hasard des jours, il se retrouve, trente ans plus tard, dans l’immeuble de son ancien abuseur. À partir de là il remonte le fil de ce qu’on a voulu taire, en mesurant avec quelle force le passé imprégnait sa vie présente.
Mais la dévastation peut aussi engendrer la beauté. Dans la solitude d’une île grecque, l’auteur apprend à surmonter ses peurs. Et quand survient la mort du père, c’est un homme serein qui y fait face. Car le temps du livre est celui de l’apaisement.
L’apocalypse est heureuse.

Arléa – Collection La rencontre 
184 pages – 19 € 
Dimensions : 20,5 x 12,5 cm 
ISBN : 9782363082855

25.11.21 – médiathèque de Mont-près-Chambord

Le jeudi 25 novembre 2021 à 19h, Stéphane Lambert s’entretiendra avec Yannick Mercoyrol (directeur culturel du château de Chambord) à la médiathèque de Mont-près-Chambord à propos de son travail d’écriture sur l’art et de sa résidence cet automne au château de Chambord.

Entrée libre.

Rencontre organisée en partenariat avec le Domaine national de Chambord.

Auteur d’une œuvre où la poésie coexiste avec le roman et le récit autobiographique, Stéphane Lambert a inventé, dans ses livres consacrés à la création, une manière singulière de parler de l’art. Transgressant les règles et les frontières des genres, l’écrivain belge cherche à comprendre l’émotion qui nous lie à certaines œuvres. Par ce travail, sa propre expérience entre en contact avec celles de l’artiste et du lecteur. Car ce qui se joue dans l’acte créateur touche à ce lieu où les destins individuels s’estompent dans le mystère de la présence au monde.

A l’occasion de cette rencontre, Stéphane Lambert racontera comment l’épiphanie qu’il a vécue devant un panneau des Nymphéas de Claude Monet est à l’origine de son écriture sur l’art et comment ce maître de l’impressionnisme, en insatiable chercheur, est parvenu, au terme d’une longue vie de création, au seuil de l’abstraction.