Art Poems

« La matière, la substance, la texture, une saveur et presque l’odeur des éléments portent le noir des mots sur la page, les pigments créent l’espace où les vers proposent une table neuve de traduction non mutilante entre peinture et poésie. Les orées et crépuscules, les origines et fins s’approfondissent, se dispersent et se créent en de nouvelles altitudes formelles et tréfonds… Stéphane Lambert éprouve la profondeur concrète et la matérialité du regard libre… »

(René Noël, Poezibao)

« Stéphane Lambert avec Art Poems […] manifeste la profonde persuasion du poète qu’une parole mesurée peut équivaloir, dans sa singularité et ses prises de risques, à l’image peinte, sans volonté aucune d’une possible substitution. […] Le poème change de fonction pour l’œil auquel il s’adresse, il devient matrice de sensations et d’images et peut-être se rapproche-t-il ainsi des éléments qui ont présidé à sa naissance, qui l’ont suscité dans son désir d’outrepasser la seule description des surfaces peintes pour tenter de saisir l’émotion qui sourd du cadre ou du lieu d’une expérience en peinture, en traces dessinées, dans le mouvement des matières arrachées à la concrétude du monde, métamorphosées, mutées vers une abstraction dotée d’une puissance physique indéniable […] car le poème possède une force transcendante qui métamorphose la perception. […] Stéphane Lambert s’équilibre dans l’écriture du poème pour à la fois cerner ce qui nous échappe et ce que nos yeux regardent sans le voir vraiment. […] Dans ce livre exemplaire et sensible, Stéphane Lambert a su trouver et dessiner l’espace où se génère cette mutation si rare en poésie de l’image objective en poème… »

(Yves Boudier, Sitaudis)

« Entre philosophie de l’art (dans la mouvance d’un Focillon) et création poétique, les textes découvrent un engouement pour les liens intenses qui s’accordent se désaccordent au-delà des surfaces et des matières, dans la profondeur d’un paysage indéterminé dont l’abstraction dit assez le langage d’exploration de toute création. »

(Philippe Leuckx, Journal des Poètes)