Visions de Goya. L’éclat dans le désastre

Coup de coeur du magazine Le Point
« De livre en livre, Stéphane Lambert explore ce qu’il en coûte de vouer sa vie à l’art. Côté créateur, bien sûr : il a ainsi consacré des ouvrages à Mark Rothko, Nicolas de Staël ou Samuel Beckett, trois aventuriers de l’absolu flirtant avec la détresse la plus cinglante. Mais côté esthète aussi, l’art fait figure d’aventure tour à tour périlleuse et salutaire. L’auteur signe ici un autoportrait en sourdine, dans lequel se reconnaîtront tous ceux pour qui l’art n’est pas anecdote, mais question existentielle cruciale. »

(Sophie Pujas, Le Point)

« Dans cet essai passionnant, [Stéphane Lambert] s’interroge sur la signification et l’origine de cette œuvre, l’une des plus fascinantes de l’art occidental. »

(Auguste Schuliar, Libération)

« Réflexions sur l’œuvre noire de l’espagnol visionnaire avec un sens rarement atteint du style et de la profondeur. Quand un écrivain sait écrire sur la peinture. »

(Thomas Morales, Causeur)

« A l’école des peintres, [Stéphane Lambert] a cherché à donner à son écriture une forme qui ait la concentration du tableau. »

(Jacques Franck, La Libre Belgique)

« Artiste emphatique, écrivain qui ne conçoit l’oeuvre que comme réponse à un impératif interne, Stéphane Lambert est de ces créateurs pour qui l’art consiste à « faire de ce qui était censé nous abattre la matière première d’un grand réjouissement ». D’où l’importance qu’ont les vies d’artistes dans ses livres […]  Comme souvent chez Lambert, le livre prend la forme d’un parcours, d’un voyage à travers une oeuvre professant l’inébranlable vitalité de la création face aux assauts des forces destructrices […]  Cheminement intime dans ce que Baudelaire qualifiait de « cauchemar plein de choses inconnues », ce livre est aussi une réflexion-méditation autour de la création. En faisant interagir sa personnalité profonde et ce qui l’interroge devant ses visions, c’est l’origine de l’acte créateur et la façon dont l’oeuvre s’accomplit en se détachant des intentions de son auteur que cherche à cerner Stéphane Lambert. »

(Richard Blin, Le Matricule des Anges)

« Ce n’est pas un essai sur Goya. Ou alors, c’en est un dans le sens où Montaigne parlait d’essai : le fruit et le récit d’une expérience. […] À travers ses textes sur Nicolas de Staël, Rothko, Monet (ou, autrement, avec ceux qu’il a consacrés à Beckett ou Melville), Lambert est-il en train d’inventer un genre littéraire ? Ni autofiction ni histoire de l’art, il s’agirait, par l’écriture, de « prolonger [le] trouble » que la peinture suscite en lui et, ainsi, de s’acheminer vers le « point de ralliement avec l’autre » que constitue à ses yeux le tableau. […] c’est à nous ouvrir, par l’écriture, un chemin vers ce qui excède les images et les mots que travaille Stéphane Lambert. Profond et salutaire exercice d’émulation. »

(Pierre Ahnne, Le nouveau blog littéraire)

« L’art, pour l’écrivain, est cette expérience intime de la solitude d’un regard qui se pose sur la création d’un autre regard. Cette expérience esthétique singulière fonde ainsi une commune solitude, étrangère au monde du quotidien, dans une rencontre avec la vision d’un artiste, traversant le reflet de l’apparaître. […] Opposant le travail littéraire à la rigidité des règles et les genres littéraires repliés sur eux-mêmes — comme le montre sa critique du roman — Stéphane Lambert pose le « voir » comme préambule à l’écriture. […]  Contre l’opinion largement partagée, il n’y a nul égoïsme de l’artiste pour qui le « je » n’est qu’instrument de mise à jour de l’essence de l’humain, dans un jeu de clair-obscur. Le « je » autobiographique de l’écrivain trouve ici son correctif. Nullement une quête psychologique, le « je » de l’artiste est quête métaphysique de l’être… »

(Maryse Emel, nonfiction.fr)

« Une visite de vingt-sept œuvres sensible et passionnante. »

(Paule Martigny, blog des arts)

« Voici un livre passionnant sur un artiste qui a marqué à jamais l’histoire de la peinture. »

(Que Tal Paris ?)

« [Stéphane Lambert] partage avec les artistes ce qu’il y a de plus intime et de plus essentiel et s’efforce de rendre compte de la complexité de son ressenti. Même si le langage bute parfois contre ses limites, il ose, à l’instar des peintres, aller au-delà de ce qui résiste et grâce à la littérature cherche à inventer ses propres formes. C’est pourquoi ses écrits sur les peintres en particulier vont plus loin que la minutieuse observation et débordent l’image. […] Après Nicolas de Staël, le vertige et la foi, Rothko, rêver de ne pas être, Monet, impressions de l’étang […], Stéphane Lambert démontre une nouvelle fois comment il se dégage de toute pensée homologuée et complète un regard aigu avec ses émotions et sa parole. »

(Jeannine Paque, Le Carnet et les Instants)

« Pour Stéphane Lambert […], la peinture, plutôt que de décorer, montre l’envers, sinon l’enfer du décor et des corps. Elle donne forme à l’innommable et permet, au-delà de l’instant qu’elle éternise, d’exister en profondeur […] En bon fils prodigue de notre postmodernité, le visiteur s’arrête devant chaque tableau, comme devant les stations de la passion d’un crucifié du noir. »

(Yves Leclair, revue Etudes)

« Voyage au bout des nuits de Goya. Stéphane Lambert scrute et interroge les célèbres « peintures noires » du maître espagnol. »

(Nicolas Crousse, Le Soir)

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