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Madone dans la prairie

— Raphaël (1483-1520)

À Vienne, devant une Madone de Raphaël, il avait pleuré. La finesse des traits, la douceur du regard résolu, le contraste entre la pâleur de la peau et le rosé des joues, la mélancolie humaine qui se dégageait de l’attitude de la Vierge, chaque élément évoquait la perfection de l’ensemble qui transmettait au visiteur un sentiment mystique. Il n’était plus question d’organe, il n’était pas question de Dieu, un homme avait peint une âme. C’était saisissant.
(extrait de L’homme de marbre, Le Grand Miroir, 2008)