Être moi, toujours plus fort

« J’ai bien sûr lu avec attention votre prose et ai partagé avec plaisir votre approche du travail et du personnage si humain de Léon Spilliaert. Avoir une plume comme la vôtre est certainement un beau don ! »

(Anne Adriaens-Pannier, commissaire de la rétrospective Spilliaert « Lumière et solitude », présentée en 2020 à la Royal Academy de Londres et au Musée d’Orsay à Paris)

« « Être moi, toujours plus fort » : tel est le souhait exprimé par Spilliaert lorsque le journal ostendais le Carillonlui demande en 1925 de se prêter à une sorte de portrait chinois. C’est aussi le titre qu’a choisi Stéphane Lambert pour l’hommage très personnel qu’il lui rend. Une autobiographie-fiction précise et délicate, mêlée à des pensées personnelles au plus près des œuvres de l’artiste. »

(Daphné Bétard, Beaux-Arts Magazine)

« Formidable livre. »

(Camille De Rijck, Demandez le programme, Musiq3/RTBF)

« Pour capter le regard d’un peintre, essayer de toucher une parcelle de sa vérité, il faut un accompagnateur, un initiateur. Stéphane Lambert est cet entremetteur. Essayiste délicat qui refuse les chronologies lourdaudes ou les exégèses indigestes, il a inventé une nouvelle façon d’écrire sur l’art. Il caresse les vies passées en se mettant parfois en scène ou en se plaçant dans la peau du peintre ; il va même jusqu’à plonger carrément dans l’oeuvre, lui susurrer sa signification intime. La lecture prend une forme déstructurée très agréable, très audacieuse aussi, toujours soutenue par un style poétique où les mots sont chargés. Lambert ne se contente pas de tirer le portrait à la sauvette d’un peintre, de réciter quelques poncifs, il donne à penser et à s’imprégner totalement de l’oeuvre. »

(Thomas Morales, Causeur)

« La plupart des ouvrages de Stéphane Lambert […] constitue un long voyage à travers le temps anachronique et fragmenté. Il vaut pour une profonde incursion dans un imaginaire toujours en devenir, dont l’image est un vecteur de la quête intérieure du poète et de l’écrivain. […] Il s’en dégage alors, au fil des lectures successives, comme une sorte de postmodernité avertie, reliant le décor à la profondeur, et l’abstraction sommaire à la réalité. […] Il avance toujours prudemment au sein de la création, parce que précisément il en connaît les méandres et les soubresauts. »

(Jean-Luc Favre, ActuaLitté)

« Peintre de l’intériorité, Spilliaert a trouvé en Stéphane Lambert un lecteur guidé par les Muses de la sensation et de la voyance. […] Début du 20e siècle : un tremblement d’irréalité décolle les étants, les matières d’eux-mêmes et fait de Spilliaert le spectateur d’un monde par rapport auquel il demeure étranger. Début du 21e siècle : sur les traces de Spilliaert, à Bruxelles, à Ostende, Stéphane Lambert fait l’expérience d’une faille entre soi et le monde, d’un dénivelé irrelevable entre le visible et l’invisible, le dicible et l’indicible. C’est sur cette faille que l’art se construit. […] Le dialogue, le voyage impulsés par Stéphane Lambert métamorphosent le fantôme de Spilliaert en contemporain revenu à la vie. La grâce de l’écriture est d’abolir les frontières du temps. »

(Véronique Bergen, Le Carnet et les Instants)

« Ce petit livre […] est un exemple parfait de ce qui se fait de mieux, aujourd’hui. »

(Alain Vollerin, Blog des Arts)

« Roman biographique, quand le narrateur cède la parole à Spilliaert lui-même ou à ceux qui l’ont connu. Courts récits fantastiques comme cette étrange visite dans un musée désert, ou l’apparition peut-être rêvée d’une dame en rose, dans le train entre Bruxelles et Ostende. Mais l’essentiel, ce sont les épiphanies poétiques d’une ou deux pages, qui font songer à Baudelaire (la Belgique, peut-être ?). Il y a là des tableaux du peintre, plutôt évoqués que décrits, et des paysages des Flandres peints, en mots, par l’écrivain. Il y a des comptes rendus d’expériences nocturnes qui peuvent être celles de l’un ou de l’autre, et qui, par leur tonalité hallucinée, tiennent autant de Maldoror que de Maeterlinck […] C’est un peu de ce mystère qu’on trouve, capturé par Stéphane Lambert, dans les pages de ce petit livre élégant, sombre et lumineux. »

(Pierre Ahnne, Le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne)

« C’est le genre de livres qui m’enchante, dense sans être assommant, cultivé mais de partage, associant images et textes dans un dialogue ouvert avec une œuvre de mystère. […] Un essai mosaïque, une biographie araignée (à la façon d’Odilon Redon), une monographie légère concernant Léon Spilliaert, peintre ostendais (1881-1946) héritier de James Ensor et des ombres mouvantes, que se plaît à suivre dans Etre moi toujours plus fort (Arléa) Stéphane Lambert, auteur remarqué de Avant Godot(2016) et Visions de Goya (2019) […] En de courts chapitres, Stéphane Lambert développe ses intuitions, entre en conversation, imagine des scènes. Le peintre qu’il approche est une énigme de formes, de traits et de couleurs, mais c’est aussi un mystère de mots, un cri étouffé dans la liquidité des phrases, quand l’un se fait l’autre… »

(Fabien Ribery, Le Blog de Fabien Ribery)

« Léon Spilliaert est sans doute un des peintres belges les plus mystérieux. Il est hanté par la géométrie instable de sa ville natale, Ostende, par la mer et par la vie secrète des apparences et des ombres. Stéphane Lambert est sans doute un des écrivains belges les plus énigmatiques. Il est douloureusement habité par les thèmes du désir, du corps, de l’identité, de la création, de l’art. Tous deux font preuve d’une grâce nostalgique, d’un certain trouble, d’une vie où les choses s’évaporent. La rencontre de ces deux artistes n’est donc pas fortuite. Ils se complètent, se répondent. […] Comme s’ils étaient deux doubles, comme si l’un et l’autre avaient fait le voyage de l’autre côté du miroir. »

(Jean-Claude Vantroyen, Le Soir)

« Les tableaux et dessins qui ont fait [la] réputation [de Spilliaert] le doivent à leur étrangeté, leur mystère, au regard comme halluciné par lequel il transfigure la mer du Nord, une plage au clair de lune, une silhouette féminine sous un pont, un autoportrait réfléchi dans un miroir, etc. […] Ils ont offert à Stéphane Lambert un exceptionnel champ où promener ses questionnements et ses rêves, son goût des âmes et de leurs labyrinthes, son besoin de scruter les énigmes de la vie et des coeurs. […] convaincu que l’identité est un éternel devenir, il cherche dans sa confrontation avec l’oeuvre du peintre ce que signifie son aspiration à “être moi, toujours plus fort”. Chercher ce qui se dérobe derrière ce qui apparaît, passer de l’autre côté de l’image, écouter le murmure de la vie dans le murmure de la mer, du sable et du vent à Ostende. Voilà, me semble-t-il, le sens à donner au tête-à-tête de Stéphane Lambert avec un des plus énigmatiques artistes de la terre flamande. »

(Jacques Franck, La Libre Belgique)

« [Un] court texte qu’on ne peut lâcher. »

(Lili Fischer, blog Lili au fil des pages)

« [Un] livre des plus remarquables. »

(Anne-Marie Mitchell, La Marseillaise)

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